Un sourire de toi
sourire
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Hommage laissé par JimmiXzSq le 18/05/2017 >

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Hommage laissé par Mark777 le 02/04/2017 >

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Hommage laissé par Barnypok le 01/04/2017 >

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Hommage laissé par Michel le 13/02/2017 >

Pop corn 2 fois

C'est avec cette ritournelle que j'ai charmé Patricia.
Patricia aimait la musique et rigoler.
Rire, c'est ce qu'elle préférait dans la vie.
Et elle a continué à rire à faire des grimaces et sourire jusqu'aux derniers jours ; et nous faire rire aussi.
Elle s'est battue avec beaucoup de courage, d'abnégation et de fatalisme, 13 mois durant; elle avait une telle force.
2016, Annus Horribilis, en janvier nous sommes à New York, premiers maux de tête et troubles phasiques puis tout va s'enchainer à notre retour, les scanners, les IRM, une tumeur cérébrale puis la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie puis la chimio, encore, en vain ; chroniques d'une mort annoncée.
La maladie l'a frappée là où elle était la plus brillante, le langage, l'intelligence et la vivacité d'esprit.

De son père Jean Pierre, industriel d'une entreprise de cheminée d'usine, elle tient sa culture protestante faite de travail, de droiture et de liberté d'entreprendre.
Chez les Perdrizet, tout le monde a un surnom, sa maman c'est Dadou.
Myriam, sa sœur ainée, c'est Pupuce et Françoise, sa cadette, c'est Doudou.
Patricia c'était Papatte.

Une naissance à Paris, une enfance à Noirmoutier au milieu des chênes verts et des cupressus.
La maison à la Madeleine, la mer pour horizon. Ça sent le goëmon, quand la mer se retire, on joue dans les mares d'eau avec les crustacés et les petits poissons, on a un chien, des chats. L'école communale réunit des enfants de tous ages. Un bonheur d'insouciance. Puis ce sera le lycée à Nantes où c'est l'ennui d'une ville de province guindée qui prévaudra. Véronique Bouhours y est sa meilleure amie.
Dadou tient une librairie papeterie d'échanges de livres d'occasion. Son premier contact avec l'édition.
A 18 ans Patricia monte à Paris et c'est un grand chambardement. Première rencontre avec la mort, son coloc meurt d'une overdose, elle l'aura connu 15 jours.
Elle fera une école photo et deviendra laborantine. Mais elle n'a qu'une passion, la musique et elle photographie toutes les stars qu'elle va voir en concert à Londres. Elle racontera souvent Patti Smith au matin, dans sa chambre d'hôtel, son pantalon en cuir en tire bouchon au pied du lit.
Avec Titou, son copain de l'époque, elle fréquentera les Hell's Angels, les motards et le Gibus. Elle fera son premier voyage en Californie. Sa période Rock n'roll.
Puis il y a eu Bruno, brillant médecin et pilote de ligne et tout de suite une petite fille qu'ils appellent Electra. Nous sommes en 86. Ensemble ils partent en Guyane où Bruno est pilote instructeur. La nature est là avec ses serpents et ses araignées géantes dont elle a la phobie.

Elle est cameraman et dessine ses premières aquarelles des maisons locales qu'elle expose et vend à Cayenne .
Retour à Paris où elle donne naissance à Cécil son fils en 88 Le couple bat de l'aile et se sépare non sans difficulté.
Elle vit à Belleville et travaille comme graphiste chez Rampazzo et monte sa première expo celle de Clairon, sa copine noirmoutrine avec qui elle vit.
Elle fonde son association. Elle aimait jouer avec les mots ; elle la nomme, un sourire de toi et j'quitte ma mère, association de bon aloi.
Puis s'ensuit en 1992 une expo montée dans l'urgence Vaches d'expo avec 80 artistes et 250 vaches. Elle qui détestait les araignées, elle tisse sa toile, crée des liens, connecte, communique. Elle invente les réseaux sociaux avant l'heure.
Elle travaille chez Arte.
En 1995, elle crée Pat Garet' associées avec Garance son amie.
Ensemble elles font des livres et des magazines pour Arte et livre Hebdo entre autres.
C'est à ce moment que je la rencontre.
Passion incendiaire et fusionnelle, destructrice et constructive. Elle est belle et magique.
Nous travaillons ensemble passage de la fonderie dans un petit atelier où nous nous entassons à 10 parfois. Clairon vit là et émerge en nuisette à 11h du mat. Tout ici est foutraque et bohème comme elle.
Patricia, c'est une locomotive, elle a 10 projets par jour.
La nuit elle prend des notes sur un petit carnet. Son cerveau bouillonne sans cesse. Des idées elle en a tellement qu'on croit qu'elle est folle. Elle est lumineuse, créative et rien ne l'arrête, c'est une bombe. On peine à la suivre mais elle fédère.
Tout ceux qui la croisent s'en souviennent. Elle est vive, dynamique, intelligente et ses idées portent.
Elle parle, elle charme, passe des heures au téléphone à contacter, connecter, rire, inventer.
A la maison, rue du Moulin Joly, tout est prétexte à faire la fête avec les copains et à boire un coup, la musique toujours présente.
Très vite, notre atelier devient une étable tant nous recevons d'œuvres vaches.
Avec Cécile Paris et Véronique Puvilland, nous montons une nouvelle édition, Nos Vaches avec une expo, plus de 200 artistes, un défi de commissaire d'expo, un buffet de fromages gigantesque, un concert de boites à meuh. Nous éditons, diffusons et distribuons nous-mêmes. C'est un succès de librairie.
Patricia veut rendre hommage à son père. En 2000 elle monte Usine l'expo.
Ici encore un défi à sa hauteur. Patricia mélange les genres, 73 artistes contemporains travaillant sur le thème de l'usine, des Bescher à Gursky en passant par des peintres ouvriers. Elle n'a peur de rien et rien ne lui résiste. Elle défonce tout sur son passage et avec le sourire. L'expo a lieu dans une friche industrielle qu'il faut mettre au normes de sécurité. Tout le monde met la main à la pâte dans la joie et la bonne humeur. La scénographie est dingue. C'est encore un succès avec plus de 1000 personnes au vernissage.
En 2001, nous nous installons Cour de Bretagne, toujours à Belleville. Nous vivons une vie de famille recomposée avec nos 5 enfants, Electra, Morgan, Cécil, Théo et Simon. Des potes, des voisins, de jeunes ados, musiciens ou groupies, la maison foisonne jour et nuit. Noirmoutier l'été en bande, Champlion le week-end, en groupe avec Corine, Géraldine, Delphine, Pascale, Stéphane, Tio, Lin, Dana et tant d'autres. Elle aime assembler, réunir et être entourée
Elle enchaine les projets, insatiable, Les illustres, une sélection de 150 illustrateurs français et étrangers représentatifs d'une certaine qualité iconographique dans la presse et l'édition.
Puis ce sera ColorStar, un livre à colorier de 7 à 77 ans.
Patricia aime la rencontre. Avec Françoise Petrovitch, elles recueillent la mémoire de 100 personnes agées sur leurs vies au travail. Et c'est le livre J'ai travaillé mon comptant avec une série d'expo.
Son empathie pour les gens ne s'arrête pas là. Elle passe des soirées entières avec les jeunes du quartier. Ils sont en bande avec des capuches sur la tête, à fumer et à boire presque toute la nuit au bas des immeubles. Ils font peur, parlent fort et font des blagues. Elles les accompagne, les écoute, rigole, fume et boit avec eux, les prend sous son aile. Elle en sort de prison plusieurs, les embauche à rien faire si ce n'est l'écouter. Elle devient leur seconde maman. Sydia, Simbay, Abdel, Mounir, Idrissa, Boops, Teddy.
Avec eux elle monte le projet Radio 10. Ils enregistrent ensemble les mots du travail, les paroles d'artistes plasticiens ou d'éboueurs et partent jusqu'en Roumanie ; surréaliste…
Sa dernière grande aventure, c'est Au boulot, travail et création avec un livre personnel, sensible et une expo aux métallos.
S'en suivront des colloques et une collaboration avec le ministère de la culture.
Mais là, elle s'ennuie, les fonctionnaires plan plan ne l'intéressent pas.
Elle se rabat sur une vie de grand mère avec une rare intensité.
L'empathie est toujours son moteur. Dans le métro, dans le bus, une file d'attente, elle bavarde et en quelques minutes, elle noue un contact intime et sincère sur la vie, l'amour, la mort comme elle disait.
L'autre jour, j'allais à l'hôpital voir une psychologue, parce que quand on perd un proche, vaut mieux aller consulter, et je vois arriver en face de moi un beau black grisonnant dans un magnifique costume rouge cousu de fils d'or avec une casquette et des chaussures assorties, une merveille.
Au moment où nous nous croisons, je l'arrête, lui dis bonjour et le félicite pour son habillement et nous échangeons quelques minutes, là sur le trottoir.
Après coup, je me suis dis, voilà, Patricia est en moi.
Patricia, tu nous manques, tu nous manqueras mais ta générosité, ta bonté d'âme restera à jamais dans nos cœurs.
Tu as rendu notre monde meilleur et tu nous l'a transmis.
Au revoir Patricia, adieu mon ange.

Pop corn 1 fois


Hommage laissé par 1 le 10/02/2017 >

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Hommage laissé par Pierre OUDART le 08/02/2017 >

Il y a de multiples façons de s'engager - comme de ne pas s'engager.
Patricia était de ces êtres qui s'engagent entièrement pour les autres, des plus proches aux plus lointains, et qui, pour leur engagement, font preuve d'une force intense.
La première caractéristique de cette force était la générosité. Une générosité en actes.
La seconde était le sourire. Et le sourire est force la plus grande pour embellir le monde.
Ce sourire, certes, nous manque, mais Patricia nous a fait cette obligation amicale de le transmettre.


Hommage laissé par Michel Séméniako le 08/02/2017 >

J'ai connu Patricia a l'occasion de l'exposition "L'usine", c'était une personne lumineuse, animée par un esprit ouvert de recherche, et par une créativité humaniste, sa lumière restera gravée dans ma mémoire.
Je partage la tristesse de ses proches et collaborateurs,


Hommage laissé par loraine le 06/02/2017 >

son sourire n'avait d'égal que son enthousiasme et sa générosité... merci patricia pour tous ces souvenirs si joyeux que tu nous as offert. toutes mes pensées affectueuses à michel, aux enfants, à tous vos proches et vos familles.


Hommage laissé par Electra le 06/02/2017 >

Maman je t'aime


Hommage laissé par Béatrice Chauvin le 06/02/2017 >

C'est un hommage à la vie! La pétillance, la fantaisie, l'incroyabe inventivité en toutes circonstances, la gentillesse, la générosite, l'humanité, l'humour, et aussi la beauté parce que Patricia était belle de tous ces éclats lumineux. En plus elle était de la bombe super canon!
Le monde, la France, Paris, le Buisson Saint Louis a perdu une étoile.
Nos larmes d'argent, d'or et de diamants sont le reflet de ce qu'il y avait au plus profond de Patricia. Des trésors...
Merci Patricia.
Merci pour tout.
Tu resteras accrochée à nos coeurs, nos regards, nos émotions, nos âmes, chaque jour, jour après jour, pour toujours.
Béa


Hommage laissé par Isabelle Rival Thierry le 05/02/2017 >

Pour Papate. Elle a toujours pris tellement soin de nous tous avec energie, fierté et intelligence.

"Accepter que tel ou tel être, que nous aimions, soit mort. Accepter que tel ou tel être ne soit qu'un mort parmi des millions de morts. Accepter que tel et tel, vivants, aient eu leurs faiblesses, leurs bassesses, leurs erreurs, que nous essayons vainement de recouvrir de pieux mensonges, un peu par respect et par pitié pour eux, beaucoup par pitié de nous-mêmes, et pour la vaine gloire d'avoir aimé seulement la perfection, l'intelligence ou la beauté. Accepter leur indépendance de morts, ne pas les enchaîner, pauvres ombres, à notre char de vivants. Accepter qu'ils soient morts avant leur temps, parce qu'il n'y a pas de temps. Accepter de les oublier, puisque l'oubli fait partie de l'ordre des choses. Accepter de s'en souvenir, puisqu'en secret la mémoire se cache au fond de l'oubli. Accepter même, mais en se promettant de faire mieux la prochaine fois, et à la prochaine rencontre, de les avoir maladroitement ou médiocrement aimés."

Marguerite Yourcenar
En Pèlerin et en étranger - Gallimard - 1989


Hommage laissé par mon nom 2 le 05/02/2017 >

hommage 2


Hommage laissé par nom2 le 05/02/2017 >

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